Le 300km de l’édition 2025 de la Race Across Québec était ma première expérience d’ultra-endurance. Une discipline qui gagne en popularité au Québec comme un peu partout ailleurs.
Même avec plus de 30ans d’expérience de course de vélo, j’ai été surpris de découvrir une (nouvelle pour moi) communauté de cyclistes de tous horizons. Et il y a autant d’histoires, d’objectifs, de vélos qu’il y a de participants. Si la course de vélo (route, montagne, piste, cyclocross) tend à uniformiser le look , les vélos et l’équipement des participants, le cyclisme d’ultra-endurance fait bande à part.
C’est donc une communauté vibrante, amusante, pleine de couleurs, de sourires et de vie que j’ai découvert à mon arrivée au PAT à Terrebonne, quelques heures avant de planter ma tente.
Avec un départ. à exactement 3:34:30 secondes du matin, pas le choix de dormir sur place. Heureusement, l’organisation propose un camping sur place.

Avant le départ
Comme c’était ma première course d’ultra-endurance, j’avais lu et relu et rerelu le guide du participant, les règlements et révisé ma liste de choses à apporter.
En effet, il faut arriver prêt. Nourriture, eau, équipement de sécurité, outils, plan b, plan c, il faut un peu tout prévoir. Heureusement, c’est assez facile de trouver de l’information sur la préparation à ce genre d’évènement. Après avoir fait The Rift 2 fois, et le challenge Paris-Roubaix, j’avais une bonne idée de ce que je devais transporter avec moi.
Ptite vidéo sur instagram à ce sujet
Parlant de préparation, la nutrition et l’hydratation c’est important. Je m’étais préparé un collant avec tous mes arrêts que j’ai collé sur mon top tube. Comme je transportais mes électrolytes pour toute la distance, j’avais seulement besoin de m’arrêter pour de l’eau, parfois une petite boisson énergisante réconfortante et un ou deux ptits délices.
*à noter que la plupart des navigateurs permettent de traduire le site en français ou en anglais. C’est une cool fonction de l’internet moderne.
C’est donc en pleine nuit, avec toute ma nourriture, mon eau, ma couverture de survie et pleins d’autres bébelles que j’ai commencé mon aventure de 325km. Oui oui, ils te font croire que c’est 300km, mais en réalité, c’est 325, ce qui mine de rien, t’ajoute une heure de vélo.
Quel évènement
L’équipe d’organisateurs de la race across Québec est incroyable. Comme participant, on est pris en charge par une équipe aimable, attentionnée, passionnée. Le sérieux de l’organisation, son dévouement et sa proximité avec les participants rendent l’expérience tellement agréable.
Le simple fait qu’on nous fournisse un tracker GPS, et qu’on puisse suivre les participants pendant leur périple est un aspect vraiment cool de cet évènement.


Non seulement l’organisation est World Class, mais les gens sont présents, terre à terre. Il y a une proximité qui te fait sentir bienvenue.
Ce n’est pas tous les jours que tu te fais cuisiner des pâtes la veille de ton départ par l’équipe des organisateurs, et qu’on t’accueille avec des burgers après avoir franchi la ligne d’arrivée.
Pendant la course
Le départ en pleine nuit était une des raisons pour laquelle je voulais participer à l’évènement. Évidemment, chacun à ses objectifs, j’avais envie de me dépasser. Cette année a marqué un tournant important pour moi. Je n’ai pas participé à une seule course sur route. Pas de critériums, pas de Lachine. rien. J’avais envie d’essayer des choses que je n’avais jamais faites avant.
Alors si vous cherchiez un moment pour faire de l’introspection; une course de 300km c’est un bon prétexte.
Avec un départ aux 30 secondes, on rattrape rapidement des gens, et on se fait aussi rapidement dépasser. La première heure était ludique. Chacun entre dans sa zone, trouve son rythme. Il y avait des petites lumières rouge à perte de vue dans l’obscurité. Parfois, j’éteignais ma lumière de casque pour prendre la mesure de la nuit.
Le lever du soleil était perceptible peu de temps après le départ. Ensuite, il y a eu la rosée, le brouillard, et le soleil qui finalement annonçait une journée exceptionnelle.
j’avais planifié mes arrêts de façon méthodique. St-Côme, un dépanneur juste avant St-Donat, le marché Richelieu à la sortie du Nordet, Ste-Lucie des Laurentides, St-sauveur.
Chaque arrêt confirmait que ma préparation était bonne et ma journée bien planifiée.
On croise de tout pendant 300km. il y a quand même eu des longs bouts où je ne rattrapais plus personne. Et puis, avec le nordet à faire, je savais que j’allais me faire rattraper dans cette portion du parcours.
Il y a eu les arrêts dépanneurs, où j’ai croisé d’autres participants, partagé des chocolatines et de l’eau, puis des animaux, des chauffeurs de pick-up qui t’emboucanne, un peu de tout finalement.
Mais tout allait bien. Pas de crampes, pas de maux d’estomac, pas de délires, pas de bonk. Le Garmin fonctionne, les vitesses changent, pas de flat. tout va bien.

Le Bonk
He oui. Tout allait bien, en voie de faire un top 10. Puis à 315 km, le mur.
Je bonk solide comme on dit. Avec le recul, tout ce dont j’avais besoin c’etait d’un gel. Je n’en prends jamais, mais en fin d’épreuve comme ça, quand tu as tout fait comme il faut, mangé et bu selon le plan, il me manquait le ptit boost sucré qu’un gel peut donner.
Comme quoi je n’avais finalement pas tout prévu. (qui prévoit bonker au milieu de la Trans-Terrebonne.. personne)
Pour éviter le Bonk, j’avais planifié mon hydratation avec le Skratch Lime en sachets (plus facile à transporter) et des jujubes Skratch. À chaque heure, je prenais une bouchée de barre ProBar chocolat.
Dans mes 2 premiers bidons de 700ml, il y avait une généreuse scoop de sirop d’érable (pour les calories).
La stratégie était déterminée d’avance, en programmant mon Garmin pour me donner des alertes aux 10 minutes pour l’eau et 20 minutes pour la bouffe.
Probablement que pour mon premier 300km (325) un ptit bonk à 10 km de la fin c’est pas si mal.
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L’arrivée
Quelle sensation de descendre le petit sentier au milieu du bois du PAT vers l’arrivée! Incroyable.
Il y a toujours un doute, surtout après avoir frappé le mur, qui laisse croire qu’on ne verra pas la fin. Et tout se dissipe rapidement. On ne compte plus les km, ni le temps, on se laisse aller parce que l’arrivée est si proche.
C’est un beau moment. Et puis il y a toutes ces personnes à la ligne d’arrivée. On ne sait pas qui ils sont, mais je le redis, la communauté ultra est incroyable. Chaque coureur qui descendait vers la ligne d’arrivée reçevait des encouragement de tout le monde, même ceux qui tentaient de dormir. Tout simplement énergisant.
À l’arrivée, on prends la photo officielle et les moins officielles. On reçoit des félicitations… on perd un peu le fil de ce qui arrive.
Un état second peut-être.

Sans y croire, j’enfile un burger, 2-3 coke/pepsi/canada dry et même un jus de pomme.
Les participants discutent, échangent à propos de leurs péripéties, de leur trajet, ce qu’ils ont vu, entendu et ressenti.
L’ultra-cyclisme proposé par Race Across Québec; c’est tout simplement génial.
Il faut le vivre et le partager.

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